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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Coalition des organisations acadiennes du Québec

Institutions

4284, rue Charles-Bédard, Québec (Québec), G1H 5L9
Québec - Québec

www.acadiensduquebec.org

La Coalition des organisations acadiennes du Québec (COAQ) est un organisme dont la mission est de réunir les associations acadiennes, les organisations ou tout autre groupe du Québec partageant les mêmes intérêts dans le but d’initier, de coordonner et de réaliser des projets et interventions communs visant à accroître la visibilité et la promotion de l’identité acadienne du Québec.

La COAQ est fondée le 17 novembre 2007 lors d’une assemblée générale regroupant une dizaine d’associations. Au début de l’année 2013, la COAQ compte 16 associations membres.

Les membres de la COAQ sont actifs dans plusieurs régions du Québec, de l’Outaouais jusqu’en Gaspésie. Certaines sont des associations à caractère social, certaines sont des associations de familles de souche acadienne et d’autres sont des institutions telles que des musées, centres d’interprétation ou des sociétés historiques.

La Coalition des organisations acadiennes du Québec est :

  • membre de la Fédération des Sociétés d’histoire du Québec;
  • membre associé de la Société Nationale de l’Acadie (SNA);
  • siège à la Commission permanente de concertation entre le Québec et l’Acadie.
      Principaux objectif de la COAQ

  • Renforcer les liens et les échanges entre les organisations membres de la Coalition; 
  • Susciter et favoriser les liens et les échanges avec les organisations et communautés acadiennes à l’extérieur du Québec;
  • Accroître la visibilité de l’identité acadienne du Québec par des interventions et activités axées sur la promotion tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Québec;
  • Faire en sorte que les Acadiens du Québec soient représentés de manière permanente auprès de la Société Nationale de l’Acadie, et au besoin auprès des instances gouvernementales.

 

Texte rédigé ou colligé par Jacques Gaudet et le Musée acadien du Québec

Lien acadien de la ville de Québec

Dès les débuts de la Nouvelle-France, des Acadiens viennent à Québec pour des raisons administratives, religieuses ou d’affaires. Ils sont peu nombreux à s’y établir. La ville, qui est le principal siège du gouvernement et un important port, attire militaires et hommes d'affaires. À partir de 1755, Québec devient un carrefour important, une sorte de plaque tournante pour les Acadiens.

De 1756 à 1759, quelque 2000 réfugiés acadiens arrivent sur des bateaux ou à pied à travers les bois pour échapper à la déportation. Mais la situation à Québec n’est guère reluisante. La ville est surpeuplée, les vivres manquent et la famine menace. La maladie frappe et plus de 300 Acadiens décèdent de la variole en 1757.

En 1759, les Britanniques bombardent Québec et la population doit être évacuée. Une partie des Acadiens restant dans la ville se réfugient en banlieue et dans la campagne environnante : Bellechasse, Beauce, Lotbinière, Charlevoix, Portneuf, etc. De nombreux Acadiens combattent aux côtés des Français durant la bataille des plaines d'Abraham le 13 septembre 1759, et celle de Sainte-Foy le 28 avril 1760.

En 1765, le général Murray offre des terres aux immigrants pour relancer l'économie affaiblie par la guerre. Informés de cette offre, les Acadiens au Massachusetts demandent de revenir au Canada. Murray accepte en stipulant qu’ils doivent le faire à leurs frais et prêter le serment d’allégeance à la couronne britannique. Québec devient alors le point d'arrivée ou de ralliement d’un important contingent d’Acadiens déportés. Ils veulent à tout prix quitter leurs lieux d’exil et commencer à reconstituer leurs familles dispersées.

Deux groupes en provenance du Massachusetts arrivent à Québec en 1766. D’autres suivront jusqu’en 1772. Mais la majorité des Acadiens qui arrivent à Québec repartent vers d'autres régions pour retrouver leurs familles et s’établir sur les terres disponibles.

Après l’adoption de l’Acte constitutionnel de 1791, de plus en plus d’Acadiens ont une influence certaine sur la ville de Québec. À titre d’exemple, Jean Boudreau est le premier Acadien à être élu à une assemblée législative en 1792; les députés Louis Bourdages, Auguste-Norbert Morin et Jean-Baptiste Hébert, actifs dans la première moitié du 19e siècle, sont d'ardents défenseurs de la démocratie et partisans de la Rébellion des Patriotes (1837-1838).

À la fin du 19e et au début du 20e siècle, nombreux sont les Acadiens des Maritimes, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine qui viennent à Québec pour chercher de l'emploi. Les prêtres Capucins, qui avaient œuvré en Acadie, accueillent à bras ouverts ces travailleurs à Limoilou qui devient le principal quartier acadien. Ils organisent à l'occasion de la Fête nationale de l'Acadie des rassemblements religieux, des défilés, etc. En 1929, la Société acadienne de Québec inc. publie un programme souvenir qui contient un historique de l’Acadie.

À partir de 1918, un « Petit Village des Acadiens » commence à se développer dans le secteur de Beauport.
 
Différentes associations, regroupant des Acadiens, voient le jour à Québec : Cercle d’Aulnay pour étudiants (1924), succursale de la Société l’Assomption (1929), Association des étudiants de Québec (1944), Association Québec-Acadie (1982-1992), Association acadienne de la région de Québec depuis1995, toujours en activité en 2013.
En 2002, un monument est érigé pour rendre hommage aux Acadiens et souligner l’importance du fait acadien sur le territoire de la région de Québec.


Source
  • Pierre-Maurice Hébert, Les Acadiens du Québec, Montréal: Éditions de L'Écho, 1994.
  • Bona Arsenault, Histoire des Acadiens, nouvelle édition avec une mise à jour de Pascal Alain, Éditions Fides, 2004


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