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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Croix de chemin commémorative de la première messe

Lieux d’intérêts

De biais avec le 2145, chemin du Bas-de-l’Église Nord
Saint-Jacques - Lanaudière

Cette croix de chemin, à Saint-Jacques, est érigée pour commémorer la première messe célébrée chez Charles Forest, par l’abbé Jacques Degeay, en juin 1772.

Le 5 septembre 1920, on bonifie la croix avec un monument commémoratif afin de rappeler cet événement. Lors de la bénédiction, on y célèbre une messe solennelle. Le sermon a pour sujet : la dispersion des Acadiens. À ce moment, la croix est vieillissante. Elle est tombée peu de temps après l’inauguration. En raison de l’usure du temps, cette croix est remplacée plus d’une fois.

Jusque dans les années 1960, la croix de chemin sert de lieu de rassemblement et de prière lors de la neuvaine du mois de Marie et pour la conjuration des sauterelles, des chenilles et des vers à tabac. Lorsque les épidémies sont contrôlées « grâce » à la neuvaine, les gens sont fiers : « Regarde ça si c’est bon, on n’a pas prié pour rien ». Pour eux, la croix de chemin est une protection, c’est la confiance au bon Dieu.

Au fil des ans, plusieurs autres cérémonies se tiennent au pied de la croix de chemin :

  • Le 24 juin 1932, tout le clergé environnant est présent pour fêter le 160e anniversaire de la première messe;
  • Le 24 août de la même année, Mgr Joseph-Arsène Richard, originaire de Saint‑Liguori et curé-fondateur de Verdun, vient avec des Acadiens de la Louisiane leur montrer où prend naissance le noyau acadien au Québec. Une messe est dite devant la croix;
  • Le 2 juillet 1955, dans le cadre des fêtes du bicentenaire de la déportation des Acadiens, une messe est célébrée, à l’intention des défunts, avec la huche à pain, dite de la première messe, servant d’autel;
  • Lors du bicentenaire de la paroisse, en 1972, beaucoup de monde se rassemble à la croix;
  • Le 15 août 1995, les Forest d’Amérique y célèbrent une messe.
La croix actuelle est fabriquée collectivement, en 1995, par Gérald Dugas, Marc Lépine, Michel Robichaud, Léo Mireault et René Drainville. Valéda Plouffe peint le coeur. On disait que c’était le cœur à Valéda. Quant au coq de cuivre, il est volé quelque temps après son installation. La croix est bénie à l’occasion d’une messe chantée pour les retrouvailles de l’école du Chemin du Bas-de-l’Église, en 1996.

En 2007, Gérald Dugas déclare : « Tu ne pourrais pas croire le nombre de personnes qui arrêtent pour lire le monument et regarder la croix, quasiment à toutes les semaines ».

 

Texte rédigé ou colligé par Philippe Jetté et le Musée acadien du Québec

Source
Entrevues réalisées par Philippe Jetté auprès de Réjeanne Plouffe, Valéda Plouffe et Gérald Dugas en 2007-2008.
Réjeanne Plouffe, Autobiographie, Tome 1, Joliette, Édition Jacques Laroche, 2005, p. 11-13.
Photo prise la veille de l'inauguration du monument, le 4 septembre 1920. Crédit : Coll. Réjeanne Plouffe.
La nouvelle croix bénie en 1922 par le Chanoine Omer Houle. Crédit : Coll. Réjeanne Plouffe.
La fête des Forest d'Amérique, le 15 août 1995. Crédit : Coll. Jean Forest

Lien acadien de la ville de Saint-Jacques
Suite à la déportation des Acadiens par les Anglais en 1755, les exilés se retrouvent aux États-Unis dans le Connecticut et le Massachusetts (aux environs de Boston). Ils remontent au Portage (L’Assomption) et sont accueillis par les Sulpiciens qui leur cèdent les terres de Saint-Jacques-de-la-Nouvelle-Acadie comprenant la Nouvelle-Acadie actuelle, Rawdon, une partie de Sainte-Julienne, de L’Épiphanie et de Crabtree. Les premières terres concédées sont celles du Ruisseau-Saint-Georges à Saint-Jacques en 1766 suivies de celles du Bas-du-Ruisseau-Vacher (Sainte-Marie-Salomé) l’année suivante.
Source:
Philippe Jetté, « Les surnoms en Nouvelle-Acadie », Rabaska : revue d'ethnologie de l'Amérique française, vol. 9, 2011, p.70.

Texte rédigé ou colligé par Philippe Jetté

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