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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Église de Saint-Bonaventure

Lieux d’intérêts

99, av de Grand-Pré, Bonaventure, QC G0C 1E0
Bonaventure - Gaspésie

L’église de Bonaventure est le quatrième lieu de culte de la localité. Une première chapelle, érigée en 1764 sur la pointe de Beaubassin, est incendiée en 1791. Une autre chapelle est aussitôt construite, puis démolie en 1797, alors que la première église prend forme sur le site actuel. Une nouvelle église est construite à partir de 1855, à l’initiative de l’abbé Jean-Louis Alain, premier curé de Bonaventure. Il voit grand et souhaite y accueillir un évêché propre à la Gaspésie. Les dimensions de cette nouvelle église lui donnent des airs de cathédrale. Elle est inaugurée en 1860, en même temps que la paroisse est érigée canoniquement.
 
Entre 1888 et 1896, le clocher, avec son carillon de trois cloches, est ajouté, ainsi qu’un transept surmonté d’un clocheton à sa croisée. De plus, la nef est allongée. Georges S. Dorval peint les tableaux qui ornent le plafond. Au fil des ans, des modifications sont apportées, et différents travaux de rénovation sont exécutés. En 1930, l’église est dotée d’un orgue Casavant de 31 jeux. En 2009, la réfection de la toiture est complétée. L’utilisation de l’acier inoxydable lui donne un lustre remarquable.
 
Le site du patrimoine de l’Église-de-Saint-Bonaventure est constitué en 2003. L’église est classée immeuble patrimonial en 2012 par le ministère de la Culture et des Communications du Québec.

Texte rédigé ou colligé par Musée acadien du Québec

Lien acadien de la ville de Bonaventure

La plupart des premiers habitants de Bonaventure viennent de Beaubassin à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse actuelle.

Lors de la Déportation de 1755, un millier d'Acadiens réussissent à échapper aux soldats anglais avec l'appui des Micmacs pour se réfugier à l'Île-Saint-Jean (Île-du-Prince-Edouard), à l'Île-Royale (Cap-Breton) ou à Miramichi au Nouveau-Brunswick.
Après la défaite des Français lors de la bataille de la Ristigouche, plusieurs choisissent de partir par petits groupes dans l'intention de trouver un lieu où s'installer en sécurité. En août 1760, quelques-uns atteignent Bonaventure où ils se hâtent d'ériger un campement. 
Bonaventure constitue alors un endroit idéal pour s'établir, car il offre une voie de communication vers l'intérieur des terres, une rivière poissonneuse, un barachois, des marais, un havre naturel protégé du vent et un sol propice à la culture.
Outre les ressources naturelles abondantes, les gens de Bonaventure possèdent d'autres richesses inestimables qui teintent leur quotidien : la culture acadienne héritée de leurs ancêtres.
Le parler des habitants de Bonaventure est teinté par celui de leurs ancêtres : l'accent est plus pointu que dans d'autres régions de la péninsule. La tradition orale est au cœur de la transmission des savoirs et des savoirs faire : métiers, recettes, chansons, contes, généalogie, etc.

 


Texte rédigé ou colligé par Odrée Robichaud

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