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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Église de Saint-Grégoire-le-Grand

Lieux d’intérêts

4100 blvd Port-Royal
Bécancour-secteur Saint-Grégoire - Centre-du-Québec

La construction de l’église de Saint-Grégoire-le-Grand s’échelonne de 1803 à 1806. En 1811, les marguilliers de la paroisse font l’acquisition du tabernacle de l’église des Récollets de Montréal, une œuvre attribuée à Charles Chaboulié, et de son retable, pièce maîtresse de l’église, contre lequel le tabernacle est adossé. Cet ornement, créé en 1713 par le sculpteur flamand Jan Jacques Bloem, dit Leblond, vient enrichir le décor de l’église de Saint-Grégoire-le-Grand. En 1812, on confie au sculpteur Urbain Brien, dit Desrochers, le soin de concevoir le reste du décor. Des Acadiens du milieu participent à la construction et à l’ornementation de l’église, notamment le maître charpentier Jean-Baptiste Hébert ainsi que le menuisier et sculpteur Augustin Leblanc.

 

Cette église, la plus ancienne du diocèse de Nicolet, est aujourd’hui considérée comme un joyau de l’architecture religieuse du Québec en raison de la richesse de son mobilier et de son décor. De style néoclassique, l’église de Saint-Grégoire-le-Grand est classée immeuble patrimonial en 1957 par le ministère de la Culture et des Communications du Québec. Vingt-trois objets patrimoniaux, classés en 1965, y sont conservés. Ce lieu de culte bénéficie d’une aire de protection depuis 1978.

 

Texte rédigé ou colligé par Ghislaine Beaudry et le Musée acadien du Québec

Source
Les cahiers Nicolétains, vol 2 no 4, décembre 1980
Répertoire du patrimoine culturel du Québec © Ministère de la Culture et des Communications, 2007
autel
Église de St-Grégoire-le-Grand

Lien acadien de la ville de Bécancour-secteur Saint-Grégoire

 

Liés au Grand Dérangement, les Acadiens arrivent et s’établissent, en trois vagues successives, dans les seigneuries contiguës de Bécancour, Godefroy et Roquetaillade. Ils proviennent de Beaubassin (Nouvelle-Écosse), de Sainte-Anne-des-Pays-Bas (Nouveau-Brunswick) et des colonies anglo-américaines.
Dès 1758, certains d’entre eux s’installent sur le territoire de la seigneurie de Bécancour, au sud du lac Saint-Paul. Un deuxième groupe arrive, vers 1764, dans la seigneurie Godefroy. Certains choisissent de joindre amis et familles et développent la seigneurie de Roquetaillade à partir de 1767.
Dès 1787, ces trois groupes réclament un territoire bien à eux qu’ils désignent Sainte-Marguerite ou Godefroy. Ces Acadiens tenaces obtiennent gain de cause en 1802; les autorités civiles et religieuses leur octroient une église et une paroisse bien à eux. Le clergé la nomme d’office Saint-Grégoire.

 

Afin d’établir la contribution des propriétaires à la construction de l’église de Saint-Grégoire, une liste publiée en 1803 fait état de 303 familles, à majorité acadienne, soit une population de 1500 personnes environ. Ils s’appelaient : « Arcennaux, Belliveaux, Bergeront, Bourg, Cormier, Hébert, Héon, Leblanc, Leprince, Pellerient, Poierrier, Richarre, Vigneaux…»

 

En 1965, cette paroisse devient une partie intégrante de la Ville de Bécancour. Le secteur Saint-Grégoire conserve la mémoire du fait acadien en attribuant des noms signifiants à ses rangs, rues et boulevards : boulevard Port-Royal, rivière Sainte-Marguerite, rue Hébert, rang Thibodeau, etc. 
Les descendants de ces réfugiés acadiens forment une des plus importantes communautés acadiennes au Québec.

 


Texte rédigé ou colligé par Jeanne-d'Arc Hébert, Barbara Dubuc et le Musée acadien du Québec

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