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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Festival du Conte et de la Légende de l’Innucadie

Événements

24, chemin d’en Haut
Natashquan - Duplessis

http://innucadie.tumblr.com/

Le Festival du Conte et de la Légende de l’Innucadie est le seul événement consacré au conte sur la Côte-Nord. Ce rendez-vous annuel de la parole, de la musique et de la culture est l’un des piliers de Natashquan, le pays raconté, un projet de mise en valeur et de revitalisation sociale, patrimoniale et culturelle.

Unique en son genre, ce festival se démarque à bien des égards, notamment par sa référence à l’Innucadie. Ce lieu n’existe pas sur les cartes géographiques, mais il est néanmoins réel. Le terme désigne le territoire où cohabitent les Innus et les descendants des Acadiens des Îles de la Madeleine. La programmation témoigne de cette cohabitation plus que centenaire en présentant des spectacles de conteurs autochtones et allochtones, d’ici et d’ailleurs.

Il n’y a pas que les mots qui résonnent au Festival du Conte et de la Légende de l’Innucadie, mais aussi la chanson et la musique. Le tambour, le violon, la guitare et l’accordéon sont liés à l’histoire des gens de Natashquan. Des notes jouées et chantées se mêlent au vent de la mer pour le plus grand plaisir des visiteurs et des gens de la région.
Texte rédigé ou colligé par Musée acadien du Québec
Festival Innucadie

Lien acadien de la ville de Natashquan

Les misères et injustices auxquelles sont soumis les Madelinots, au XIXe siècle, expliquent leur migration vers de nouvelles terres.

En1855, une goélette nommée La Mouche, quitte les Iles-de-la-Madeleine, ayant à son bord une douzaine d’Acadiens de Havre-Aubert, dont des Cormier, des Vigneault et des Lapierre, et accoste dans la baie de Natashquan. L’année suivante, d’autres familles, dont des Landry, des Bourgeois et des Chiasson, les rejoignent. Ils sont accueillis par le peuple Innu, habitant déjà le territoire. La vie s’organise sur des bases d’échange et de bonne cohabitation. Par la suite, d’autres viendront les retrouver, si bien qu’en 1861, l’on compte à Natashquan 115 habitants. La construction de l’église Immaculée-Conception, en 1859-1861, permet aux premiers habitants de se doter d’un lieu de culte et de rassemblement.

À cette époque, c’est un endroit des plus avantageux pour la pêche. Les gens y vivent dans l’abondance et la situation des nouveaux arrivants s’est considérablement améliorée depuis leur départ des Îles-de-la-Madeleine. En 1881, on constate que la prospérité continue à régner, car la population s’est sensiblement accrue, passant à 480 personnes. Puisque cette augmentation ne peut pas être expliquée uniquement par l'accroissement naturel, on peut vraisemblablement conclure à la continuation des mouvements migratoires.

Cependant après 1881, les mauvais rendements de la pêche et de la chasse vont provoquer un revirement de la situation. À partir de l’automne 1886, plusieurs familles s’exilent de nouveau, prennent le chemin de la Beauce et fondent le village de St-Théophile. Ils passent du métier de pêcheur à celui de cultivateur. Cet exode va entrainer une diminution de presque la moitié de la population. Lorsque la situation de la pêche sera rétablie, plusieurs familles reviendront vers Natashquan.

La vie politique prend forme avec le premier conseil municipal élu en 1907. Petit à petit, l’instruction et les outils de communication s’organisent. C’est en 1923 que le premier avion atterrit à Natashquan. Avant cette date, les gens voyagent par bateaux pour aller vers d’autres villages. L’électricité arrive progressivement dans les foyers, en 1958, après la création de la première coopérative d’électricité. La télévision rejoint la radio dans les années 70, et le prolongement de la route 138, en 1996, achève de relier Natashquan au reste du Québec.

Le souvenir des pionniers acadiens se perpétue de différentes façons:

  • La vieille école, construite en 1913, abrite une exposition sur l’œuvre de Gilles Vigneault
  • Le site patrimonial des Galets est un lieu autrefois consacré aux activités de pêche
  • Le centre d’interprétation, Le Bord du Cap, met en valeur le patrimoine du village
  • La fête de la Mi-Carême y est encore soulignée


Texte rédigé ou colligé par Bernard Landry

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