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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Françoise Bujold (1933-1981)

Personnalités

Bonaventure - Gaspésie

Françoise Bujold se démarque par une démarche originale et riche dans plusieurs domaines artistiques : les arts graphiques, l’édition d’art, la poésie, la dramaturgie, la radio, le cinéma, l’enseignement et la chanson. À une époque où les femmes sont encore peu nombreuses à s’aventurer en arts et en littérature au Québec, elle est la première étudiante admise à l’Institut des arts graphiques de Montréal. La Gaspésie habite toute son oeuvre, tant visuelle qu’écrite. Son oeuvre picturale est présente dans de nombreuses collections privées et publiques.

Elle publie cinq recueils de poésie et fonde sa propre maison d’édition. Entre 1959 et 1961, Radio-Canada présente huit de ses radiothéâtres. En 1959, elle enseigne la gravure à des enfants au Centre d’art de Percé et à des enfants micmacs de la réserve de Gesgapegiag à Maria. Ce travail sera à l’origine de quatre livres d’artistes. En collaboration avec Jacques Godbout, elle réalise un film sur ces enfants, produit par l’Office national du film.
En juillet 1961, Françoise Bujold et son mari ouvrent La Piouke, une boîte à chansons doublée d’un centre d’art. La chanson québécoise en est alors à ses premiers balbutiements, et les lieux pour se produire sur scène sont rares. L’aventure de la boîte à chansons prend fin à l’automne 1962.

Sa mémoire demeure toujours vivante à Bonaventure grâce à la bibliothèque municipale qui porte son nom et qui présente une exposition sur son oeuvre.

Texte rédigé ou colligé par Musée acadien du Québec
Françoise Bujold ascendance
Françoise Bujold Collection Musée acadien du Québec
Françoise Bujold Collection Musée acadien du Québec

Lien acadien de la ville de Bonaventure

La plupart des premiers habitants de Bonaventure viennent de Beaubassin à la frontière du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Écosse actuelle.

Lors de la Déportation de 1755, un millier d'Acadiens réussissent à échapper aux soldats anglais avec l'appui des Micmacs pour se réfugier à l'Île-Saint-Jean (Île-du-Prince-Edouard), à l'Île-Royale (Cap-Breton) ou à Miramichi au Nouveau-Brunswick.
Après la défaite des Français lors de la bataille de la Ristigouche, plusieurs choisissent de partir par petits groupes dans l'intention de trouver un lieu où s'installer en sécurité. En août 1760, quelques-uns atteignent Bonaventure où ils se hâtent d'ériger un campement. 
Bonaventure constitue alors un endroit idéal pour s'établir, car il offre une voie de communication vers l'intérieur des terres, une rivière poissonneuse, un barachois, des marais, un havre naturel protégé du vent et un sol propice à la culture.
Outre les ressources naturelles abondantes, les gens de Bonaventure possèdent d'autres richesses inestimables qui teintent leur quotidien : la culture acadienne héritée de leurs ancêtres.
Le parler des habitants de Bonaventure est teinté par celui de leurs ancêtres : l'accent est plus pointu que dans d'autres régions de la péninsule. La tradition orale est au cœur de la transmission des savoirs et des savoirs faire : métiers, recettes, chansons, contes, généalogie, etc.

 


Texte rédigé ou colligé par Odrée Robichaud

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