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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Honneur aux miliciens de 1759

Lieux d’intérêts

Rue De Saint-Vallier Est
Québec - Québec

 

Plaque commémorative en hommage aux miliciens qui ont, au sacrifice de leur vie, permis à l’armée française de se retirer et de rejoindre en toute sécurité son campement de Beauport à la suite de la bataille des Plaines d’Abraham. Le texte rappelle ce combat qui oppose les miliciens français aux soldats de l’armée anglaise de Wolfe et qui fait un grand nombre de victimes. La plaque est dévoilée le 15 août 1997 lors d’une cérémonie en présence de la Compagnie franche de la marine ainsi que des membres de la Milice de Chambly et du régiment Les Voltigeurs de Québec. Celle-ci est suivie des célébrations de la fête nationale des Acadiens.

 

Honneur aux miliciens de 1759


Le 13 septembre 1759, une heure à peine
après la bataille des Plaines d’Abraham,
regroupés en ce lieu autour d'une boulangerie, 200 miliciens canadiens
et acadiens affrontèrent, de leur propre initiative et pour faire diversion, quelque
800 soldats de l’armée de Wolfe. Ils y laissèrent leur vie, au terme d’un
combat acharné, mais permirent à ce qui restait de l’armée française de traverser le pont enjambant la rivière Saint-Charles 
et de regagner son campement en toute sécurité.
Un an plus tard, en 1760, les troupes françaises remportaient la bataille de
 

 

Sainte-Foy.
15 août 1997 

 

 

Texte rédigé ou colligé par Jacques Gaudet et le Musée acadien du Québec

Source

Commission de la Capitale nationale du Québec: www.capitale.gouv.qc.ca  
Coalition des organisations acadiennes du Québec: www.acadiensduquebec.org/miliciens1759.htm


Localisation de la plaque commémorative
Plaque commémorative

Lien acadien de la ville de Québec

Dès les débuts de la Nouvelle-France, des Acadiens viennent à Québec pour des raisons administratives, religieuses ou d’affaires. Ils sont peu nombreux à s’y établir. La ville, qui est le principal siège du gouvernement et un important port, attire militaires et hommes d'affaires. À partir de 1755, Québec devient un carrefour important, une sorte de plaque tournante pour les Acadiens.

De 1756 à 1759, quelque 2000 réfugiés acadiens arrivent sur des bateaux ou à pied à travers les bois pour échapper à la déportation. Mais la situation à Québec n’est guère reluisante. La ville est surpeuplée, les vivres manquent et la famine menace. La maladie frappe et plus de 300 Acadiens décèdent de la variole en 1757.

En 1759, les Britanniques bombardent Québec et la population doit être évacuée. Une partie des Acadiens restant dans la ville se réfugient en banlieue et dans la campagne environnante : Bellechasse, Beauce, Lotbinière, Charlevoix, Portneuf, etc. De nombreux Acadiens combattent aux côtés des Français durant la bataille des plaines d'Abraham le 13 septembre 1759, et celle de Sainte-Foy le 28 avril 1760.

En 1765, le général Murray offre des terres aux immigrants pour relancer l'économie affaiblie par la guerre. Informés de cette offre, les Acadiens au Massachusetts demandent de revenir au Canada. Murray accepte en stipulant qu’ils doivent le faire à leurs frais et prêter le serment d’allégeance à la couronne britannique. Québec devient alors le point d'arrivée ou de ralliement d’un important contingent d’Acadiens déportés. Ils veulent à tout prix quitter leurs lieux d’exil et commencer à reconstituer leurs familles dispersées.

Deux groupes en provenance du Massachusetts arrivent à Québec en 1766. D’autres suivront jusqu’en 1772. Mais la majorité des Acadiens qui arrivent à Québec repartent vers d'autres régions pour retrouver leurs familles et s’établir sur les terres disponibles.

Après l’adoption de l’Acte constitutionnel de 1791, de plus en plus d’Acadiens ont une influence certaine sur la ville de Québec. À titre d’exemple, Jean Boudreau est le premier Acadien à être élu à une assemblée législative en 1792; les députés Louis Bourdages, Auguste-Norbert Morin et Jean-Baptiste Hébert, actifs dans la première moitié du 19e siècle, sont d'ardents défenseurs de la démocratie et partisans de la Rébellion des Patriotes (1837-1838).

À la fin du 19e et au début du 20e siècle, nombreux sont les Acadiens des Maritimes, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine qui viennent à Québec pour chercher de l'emploi. Les prêtres Capucins, qui avaient œuvré en Acadie, accueillent à bras ouverts ces travailleurs à Limoilou qui devient le principal quartier acadien. Ils organisent à l'occasion de la Fête nationale de l'Acadie des rassemblements religieux, des défilés, etc. En 1929, la Société acadienne de Québec inc. publie un programme souvenir qui contient un historique de l’Acadie.

À partir de 1918, un « Petit Village des Acadiens » commence à se développer dans le secteur de Beauport.
 
Différentes associations, regroupant des Acadiens, voient le jour à Québec : Cercle d’Aulnay pour étudiants (1924), succursale de la Société l’Assomption (1929), Association des étudiants de Québec (1944), Association Québec-Acadie (1982-1992), Association acadienne de la région de Québec depuis1995, toujours en activité en 2013.
En 2002, un monument est érigé pour rendre hommage aux Acadiens et souligner l’importance du fait acadien sur le territoire de la région de Québec.


Source
  • Pierre-Maurice Hébert, Les Acadiens du Québec, Montréal: Éditions de L'Écho, 1994.
  • Bona Arsenault, Histoire des Acadiens, nouvelle édition avec une mise à jour de Pascal Alain, Éditions Fides, 2004


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