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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Jean-Baptiste Hébert

Personnalités

Bécancour-secteur Saint-Grégoire - Centre-du-Québec

Jean-Baptiste Hébert (1779-1863)

Né à Bécancour, Jean-Baptiste Hébert est cultivateur, comme son père. Talentueux et ambitieux, il devient maître charpentier et entrepreneur en construction. Sa renommée est telle qu’on lui confie la construction des églises de Saint-Grégoire, de Saint-Louis, de Saint-François-du-Lac et de Saint-Roch-des-Aulnaies, ainsi que celle du Séminaire de Nicolet, de l’église et du presbytère de Saint-Pascal de Kamouraska et du couvent de Kamouraska.

Hébert mène aussi une carrière militaire. Il est capitaine dans le 3e bataillon de milice de Bécancour et commande la compagnie de Saint-Grégoire de Nicolet pendant la guerre de 1812. Il obtient ensuite le grade de major. Marguillier à maintes reprises, il occupe également la fonction de juge de paix.

Parallèlement à ces activités, Hébert participe activement à la vie politique. En 1808, 1809 et 1810, il est élu député de Buckingham à l’Assemblée législative de la province du Bas-Canada. Il quitte la politique durant quelques années, puis remporte les élections partielles de 1835 et devient député de Nicolet. Hébert est emprisonné le 4 février 1838 en raison de sa participation à la rébellion des patriotes; il est libéré le 27 du même mois. Son engagement politique se termine en 1838.

Il décède à Kamouraska à l’âge de 83 ans.

Texte rédigé ou colligé par Musée acadien du Québec
Jean-Baptiste Hébert ascendance

Lien acadien de la ville de Bécancour-secteur Saint-Grégoire

 

Liés au Grand Dérangement, les Acadiens arrivent et s’établissent, en trois vagues successives, dans les seigneuries contiguës de Bécancour, Godefroy et Roquetaillade. Ils proviennent de Beaubassin (Nouvelle-Écosse), de Sainte-Anne-des-Pays-Bas (Nouveau-Brunswick) et des colonies anglo-américaines.
Dès 1758, certains d’entre eux s’installent sur le territoire de la seigneurie de Bécancour, au sud du lac Saint-Paul. Un deuxième groupe arrive, vers 1764, dans la seigneurie Godefroy. Certains choisissent de joindre amis et familles et développent la seigneurie de Roquetaillade à partir de 1767.
Dès 1787, ces trois groupes réclament un territoire bien à eux qu’ils désignent Sainte-Marguerite ou Godefroy. Ces Acadiens tenaces obtiennent gain de cause en 1802; les autorités civiles et religieuses leur octroient une église et une paroisse bien à eux. Le clergé la nomme d’office Saint-Grégoire.

 

Afin d’établir la contribution des propriétaires à la construction de l’église de Saint-Grégoire, une liste publiée en 1803 fait état de 303 familles, à majorité acadienne, soit une population de 1500 personnes environ. Ils s’appelaient : « Arcennaux, Belliveaux, Bergeront, Bourg, Cormier, Hébert, Héon, Leblanc, Leprince, Pellerient, Poierrier, Richarre, Vigneaux…»

 

En 1965, cette paroisse devient une partie intégrante de la Ville de Bécancour. Le secteur Saint-Grégoire conserve la mémoire du fait acadien en attribuant des noms signifiants à ses rangs, rues et boulevards : boulevard Port-Royal, rivière Sainte-Marguerite, rue Hébert, rang Thibodeau, etc. 
Les descendants de ces réfugiés acadiens forment une des plus importantes communautés acadiennes au Québec.

 


Texte rédigé ou colligé par Jeanne-d'Arc Hébert, Barbara Dubuc et le Musée acadien du Québec

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