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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Monument aux Acadiens

Lieux d’intérêts

700, chemin Saint-Jean
Sainte-Marie-Salomé - Lanaudière

Le monument aux Acadiens est érigé en 1981 dans le parterre de l’église afin de souligner le 225e anniversaire de la déportation des Acadiens. Ce mémorial est un hommage éloquent à la mémoire des familles souches. L’intitulé de la plaque commémorative représente le courage et la ténacité de ces ancêtres acadiens.

Ces pionniers acadiens sont les Amirault et Mireault dits Tourangeau, les Bourgeois, les Fontaine dits Beaulieu, les Gaudet, les Granger, les Jansonne et Johnson, les Lord dits Lamontagne, les Martin dits Barnabé, les Melançon, les Richard et les Robichaud.
 

« Nous sommes venus en 1767 et nous sommes restés »
Hommage aux 27 familles acadiennes qui vinrent s’établir dans le Bas du Ruisseau Vacher, aujourd’hui Ste-Marie-Salomé de Port-Royal
Comité des fêtes du 225ième

 

Texte rédigé ou colligé par Andrée Mireault et le Musée acadien du Québec

Source
  • Thérèse Melançon-Mireault, Le Bas du Ruisseau Vacher, Sainte-Marie-Salomé. 1986 

Monument aux Acadiens
Plaque commémorative du Monument aux Acadiens

Lien acadien de la ville de Sainte-Marie-Salomé

Les liens qui unissent Sainte-Marie-Salomé à la mère patrie l’Acadie sont filiaux. Ils tissent la trame de l’histoire de la municipalité depuis l’arrivée des pionniers sur les terres du Bas du Ruisseau Vacher en 1767. Au total, onze familles souches y jettent les bases d’une nombreuse descendance. Les premiers arrivants sont tous des Acadiens déportés vers les colonies de la Nouvelle-Angleterre (Connecticut et Massachusetts ) en 1755.

Lors du détachement de la paroisse mère, Saint-Jacques, en 1888, les paroissiens choisissent pour la nouvelle paroisse le nom de Sainte-Marie-Salomé de Port-Royal. Le curé Viger décide de conserver seulement le vocable de Sainte-Marie-Salomé. Au fil des années, les Saloméens démontrent leur attachement à leurs racines acadiennes. La municipalité compte le plus fort pourcentage de personnes d’ascendance acadienne, de la région de Lanaudière, celui-ci étant estimé à plus ou moins 70 %. Le drapeau acadien flotte en permanence près du Monument aux Acadiens ainsi que devant la salle municipale.

La fierté, le courage, le sens inné de la fête, l’emploi de surnoms en signe de reconnaissance des liens de parenté sont de précieux héritages des ancêtres acadiens qui perdurent contre vents et marées. Sainte-Marie-Salomé se distingue par l’abondance de surnoms reliés aux familles. Lors d’une recherche effectuée récemment (2011), on a recensé plus de 250 surnoms.

La population célèbre en grande pompe toutes les grandes dates anniversaires de la déportation: fête du bicentenaire (1955), érection d’un monument acadien en souvenir du 225e anniversaire (1981) et messe commémorative pour le 250e ( 2005).

Les Saloméens ont le souci de maintenir bien vivant le lien ininterrompu unissant l’Acadie à Sainte-Marie-Salomé. Deux rues portent un nom mythique relié à l’histoire acadienne : rue Évangéline et rue Gabriel. Les armoiries de la municipalité rappellent leurs origines acadiennes. On y retrouve, sur fond bleu, une étoile d’or « Maris Stella », patronne du peuple acadien. Deux branches de saules sinoples, arbre emblématique des Acadiens, encadrent les armoiries. La devise rappelle le courage et la fierté des pionniers : « Forti animo et alto » se lit ainsi « D’un cœur fier et courageux ». La mémoire du cœur demeure fidèle et indéfectible pour les gens de Sainte-Marie-Salomé.


Texte rédigé ou colligé par Andrée Mireault

Source
  • Le Bas du Ruisseau Vacher-Ste-Marie-Salomé, Thérèse Melançon-Mireault, 1986
  • Les surnoms en Nouvelle-Acadie, Philippe Jetté. Rabaska : revue d’ethnologie de l’Amérique française, volume 9, 2011, page 69-90


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