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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Monument de Jean Béliveau

Lieux d’intérêts

Place Jean-Béliveau sur le site d’ExpoCité, 250 boulevard Wilfrid-Hamel
Québec - Québec

Cette statue de Jean Béliveau, intitulée « Briser la glace », est inaugurée le 21 novembre 2018 à la Place Jean-Béliveau du site ExpoCité à Québec. C’est l’artiste-sculpteur Éric Lapointe qui a réalisé cette œuvre de plus de huit mètres de hauteur par neuf de profondeur.

Il s’agit d’une anamorphose, c’est-à-dire qu’elle change d’apparence selon la perspective. Sous plusieurs angles, l’œuvre offre des formes abstraites. Toutefois, lorsque l’on se positionne à un endroit bien précis, la silhouette de Jean Béliveau apparaît à qui la regarde. Ce point est identifié par la représentation d’une rondelle de hockey des As de Québec située au sud de la statue.

Monsieur Lapointe dit s’être inspiré des glaces sur le fleuve Saint-Laurent pour le choix des couleurs et pour représenter le mouvement du joueur de hockey qui s’élance.

Cette statue s’inscrit dans un projet qui associe la ville de Québec à la Commission de la capitale nationale pour rendre hommage aux époques marquantes de l’histoire du hockey à Québec. Ainsi, cinq périodes seront représentées dans une allée commémorative sur le site d’ExpoCité. Cette statue de Jean Béliveau marque l’ère des As de Québec tandis que les quatre œuvres suivantes souligneront tour à tour Les Nordiques au sein de la Ligue nationale de hockey, les Nordiques lorsqu’ils étaient dans l’Association mondiale de hockey, les Remparts et les Bulldogs.

Texte rédigé ou colligé par Musée acadien du Québec

Lien acadien de la ville de Québec

Dès les débuts de la Nouvelle-France, des Acadiens viennent à Québec pour des raisons administratives, religieuses ou d’affaires. Ils sont peu nombreux à s’y établir. La ville, qui est le principal siège du gouvernement et un important port, attire militaires et hommes d'affaires. À partir de 1755, Québec devient un carrefour important, une sorte de plaque tournante pour les Acadiens.

De 1756 à 1759, quelque 2000 réfugiés acadiens arrivent sur des bateaux ou à pied à travers les bois pour échapper à la déportation. Mais la situation à Québec n’est guère reluisante. La ville est surpeuplée, les vivres manquent et la famine menace. La maladie frappe et plus de 300 Acadiens décèdent de la variole en 1757.

En 1759, les Britanniques bombardent Québec et la population doit être évacuée. Une partie des Acadiens restant dans la ville se réfugient en banlieue et dans la campagne environnante : Bellechasse, Beauce, Lotbinière, Charlevoix, Portneuf, etc. De nombreux Acadiens combattent aux côtés des Français durant la bataille des plaines d'Abraham le 13 septembre 1759, et celle de Sainte-Foy le 28 avril 1760.

En 1765, le général Murray offre des terres aux immigrants pour relancer l'économie affaiblie par la guerre. Informés de cette offre, les Acadiens au Massachusetts demandent de revenir au Canada. Murray accepte en stipulant qu’ils doivent le faire à leurs frais et prêter le serment d’allégeance à la couronne britannique. Québec devient alors le point d'arrivée ou de ralliement d’un important contingent d’Acadiens déportés. Ils veulent à tout prix quitter leurs lieux d’exil et commencer à reconstituer leurs familles dispersées.

Deux groupes en provenance du Massachusetts arrivent à Québec en 1766. D’autres suivront jusqu’en 1772. Mais la majorité des Acadiens qui arrivent à Québec repartent vers d'autres régions pour retrouver leurs familles et s’établir sur les terres disponibles.

Après l’adoption de l’Acte constitutionnel de 1791, de plus en plus d’Acadiens ont une influence certaine sur la ville de Québec. À titre d’exemple, Jean Boudreau est le premier Acadien à être élu à une assemblée législative en 1792; les députés Louis Bourdages, Auguste-Norbert Morin et Jean-Baptiste Hébert, actifs dans la première moitié du 19e siècle, sont d'ardents défenseurs de la démocratie et partisans de la Rébellion des Patriotes (1837-1838).

À la fin du 19e et au début du 20e siècle, nombreux sont les Acadiens des Maritimes, de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine qui viennent à Québec pour chercher de l'emploi. Les prêtres Capucins, qui avaient œuvré en Acadie, accueillent à bras ouverts ces travailleurs à Limoilou qui devient le principal quartier acadien. Ils organisent à l'occasion de la Fête nationale de l'Acadie des rassemblements religieux, des défilés, etc. En 1929, la Société acadienne de Québec inc. publie un programme souvenir qui contient un historique de l’Acadie.

À partir de 1918, un « Petit Village des Acadiens » commence à se développer dans le secteur de Beauport.
 
Différentes associations, regroupant des Acadiens, voient le jour à Québec : Cercle d’Aulnay pour étudiants (1924), succursale de la Société l’Assomption (1929), Association des étudiants de Québec (1944), Association Québec-Acadie (1982-1992), Association acadienne de la région de Québec depuis1995, toujours en activité en 2013.
En 2002, un monument est érigé pour rendre hommage aux Acadiens et souligner l’importance du fait acadien sur le territoire de la région de Québec.


Source
  • Pierre-Maurice Hébert, Les Acadiens du Québec, Montréal: Éditions de L'Écho, 1994.
  • Bona Arsenault, Histoire des Acadiens, nouvelle édition avec une mise à jour de Pascal Alain, Éditions Fides, 2004


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