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Répertoire des régions acadiennes du Québec

Monument des Belliveau-Béliveau

Lieux d’intérêts

4000, boulevard de Port-Royal
Bécancour-secteur Saint-Grégoire - Centre-du-Québec


Le monument est inauguré lors du rassemblement des familles Belliveau et Béliveau. C’est sous la présidence d’honneur de Jean Béliveau et de Véronique Béliveau qu’il est dévoilé le 21 juillet 1984. Plus de 2 500 personnes venues du Canada et des États-Unis assistent à l’événement et rendent ainsi hommage à leur ancêtre, Antoine Belliveau.

Le monument est formé d’un cube de granit vert foncé, symbole de la force de cohésion des familles.

Hommage à nos ancêtres

Antoine Belliveau, venu de La Chaussée, France en 1644, établi à Port-Royal en Acadie, époux de Marie-Andrée Guion vers 1650.

Les familles Belliveau et Béliveau d’Amérique
Jean-Baptiste Belliveau et Marguerite Melanson, déportés à Boston en 1755, établis à Bécancour (St-Grégoire) vers 1765.
Joseph Belliveau, époux de Marie Gaudet, puis de Marie Bourg, déporté à Boston en 1755, établi à Bécancour vers 1766.
Charles Belliveau et Osithe Dugas, déportés à Boston en 1755, établis à
St-Jacques de l’Achigan en 1767.

Les Béliveau du Canada et des États-Unis ont comme premier ancêtre au Québec, l’un ou l’autre de Joseph, Jean-Baptiste ou Charles Bélliveau.Texte rédigé ou colligé par Musée acadien du Québec

Lien acadien de la ville de Bécancour-secteur Saint-Grégoire

 

Liés au Grand Dérangement, les Acadiens arrivent et s’établissent, en trois vagues successives, dans les seigneuries contiguës de Bécancour, Godefroy et Roquetaillade. Ils proviennent de Beaubassin (Nouvelle-Écosse), de Sainte-Anne-des-Pays-Bas (Nouveau-Brunswick) et des colonies anglo-américaines.
Dès 1758, certains d’entre eux s’installent sur le territoire de la seigneurie de Bécancour, au sud du lac Saint-Paul. Un deuxième groupe arrive, vers 1764, dans la seigneurie Godefroy. Certains choisissent de joindre amis et familles et développent la seigneurie de Roquetaillade à partir de 1767.
Dès 1787, ces trois groupes réclament un territoire bien à eux qu’ils désignent Sainte-Marguerite ou Godefroy. Ces Acadiens tenaces obtiennent gain de cause en 1802; les autorités civiles et religieuses leur octroient une église et une paroisse bien à eux. Le clergé la nomme d’office Saint-Grégoire.

 

Afin d’établir la contribution des propriétaires à la construction de l’église de Saint-Grégoire, une liste publiée en 1803 fait état de 303 familles, à majorité acadienne, soit une population de 1500 personnes environ. Ils s’appelaient : « Arcennaux, Belliveaux, Bergeront, Bourg, Cormier, Hébert, Héon, Leblanc, Leprince, Pellerient, Poierrier, Richarre, Vigneaux…»

 

En 1965, cette paroisse devient une partie intégrante de la Ville de Bécancour. Le secteur Saint-Grégoire conserve la mémoire du fait acadien en attribuant des noms signifiants à ses rangs, rues et boulevards : boulevard Port-Royal, rivière Sainte-Marguerite, rue Hébert, rang Thibodeau, etc. 
Les descendants de ces réfugiés acadiens forment une des plus importantes communautés acadiennes au Québec.

 


Texte rédigé ou colligé par Jeanne-d'Arc Hébert, Barbara Dubuc et le Musée acadien du Québec

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